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Chambre avec vue sur MoiLà où les mots manqueront, le rire jamais ne se taira.
10/18/2007 GenesisRetrouvé griffoné sur la couverture de mon vieux classeur d'anglais...
At the beginning, there was the tomato. Red as red. From red came the other colours. Then, the tomato created earth out of brown and green, the sea out of grey, the sky out of blue, the sun out of yellow. Then, she melted earth and sea to create shrimps, sky and sun to create chickens, earth and sun to build strawberries and earth and sky to create pigs. Isn't it a wonderful story ?
Unfortunately, it happens in quite an other way. First, everybody knows spring's the first of all the season, and that tomatoes are red in summer. Therefore, we're to say that it was too young to create World - which is quite a big task, isn't it ? This brings us to thik that there was Something else.
But what it is, nobody knows. That's why it's useless to search about Genesis : we're not good enough at gardening.
The End. 10/5/2007 Chant du sort, chant du soirA la vie, à la mort
Chantez la vie, pleurez la mort
A la vie, à la mort
Chantent les cris, dansent les corps
A la vie, à la mort
Car vous aussi, c’est votre sort.
Quelques sanglots pour rappeler
Que tous les maux, tous les péchés
Sont notre lot, désespérés
Prenez espoir, le vent du soir
Parfois porte la paix.
Blanche est la neige, verts sont les prés
Et dans la nuit, sombre est l’été.
Rouge est le sang, rouge est la vie
Brûlante et vive, rouge est la vie.
La mer est bleue, les cendres noires
Belle est la vie, gardez espoir.
A la vie, à la mort
Chantez la vie, pleurez la mort
A la vie, à la mort
Chantent les cris, dansent les corps
A la vie, à la mort
Car vous aussi, c’est votre sort.
Frappez du pied, cognez du poing
Voyez les prés, comme ils sont loin
Voyez l’été qui part au loin
Il reviendra, baissez les bras
Lors du bel an prochain
Froide est la mort qui frappe le soir
Froide est la mort qui dans le noir
Tue les espoirs, coupe les ailes
Forgées un soir sous la tonnelle.
Courte est la mort, courte est la vie
Gardez espoir, belle est la vie.
A la vie, à la mort
Chantez la vie, pleurez la mort
A la vie, à la mort
Chantent les cris, dansent les corps
A la vie, à la mort
Car vous aussi, c’est votre sort.
Au clair de lune, hélez la nuit
Cent mille plumes tournoient sans bruit
Et dans l’enclume l’épée luit
N’ayez pas peur, pas de terreur
Face à elle les maux fuient.
Dorés les blés sous le vent d’ouest
Ecume d’été, effluves de peste
Vagues puissantes et bûchers roux
La mer qui chante, l’entendez-vous ?
Couleurs de vie, couleurs de mort,
Courte est la vie, prompte est la mort.
A la vie, à la mort
Chantez la vie, pleurez la mort
A la vie, à la mort
Chantent les cris, dansent les corps
A la vie, à la mort
Car vous aussi, c’est votre sort.
Quand les matins montent au ciel
Draps de satin chus d’une échelle
Les doux refrains tous doux s’emmêlent
Refrains du soir, refrains d’espoir
Que la nuit porte en elle.
Pourpre est la nuit, ces soirs de fête
Quand dans leurs huis dansent les bêtes
Ce chant du sort, ce chant du soir
Conjure la mort, dresse un espoir
Blancs sont les murs de nos prisons
Noire est la mûre, alors chantons.
A la vie, à la mort
Chantez la vie, pleurez la mort
A la vie, à la mort
Chantent les cris, dansent les corps
A la vie, à la mort
Car vous aussi, c’est votre sort.
Un vieux, trouvé au hasard dans un coin de mon disque dur...
9/29/2007 M.L'oeil était à la porte et regardait sa main.
Ombres chinoises et râle de la plume alerte
Qui d'une virginité fait des lignes et des points
- et ces doigts allongés qui sans entrain dissertent.
Des moeurs ? Si peu. Au bot des ongles
Le coeur s'accroche et la rancoeur
Se dit sans peur mais sans ardeur
L'esprit se bat, là, becs et ongles. 9/22/2007 J.Je l'ai vue l'autre soir ; seul avec sa lueur
Il était son alter, son égo sans ardeur.
Elle était fascinée par cet air avili :
Ce n'était qu'après tout que son reflet marri.
L'oeil était pourtant gris, vissé dans le flot noir,
Ce fin muscle du cou qui se détend le soir
Sculptait sur son profil une attention étrange
Plongée trop sèchement dans l'eau que le pont mange. 9/2/2007 Monte CassinoAprès Nuit du 18 avril 1944, un deuxième volet des Mémoires de guerres
"Sergent Dubois, prenez votre section, reconnaissance vers le Nord."
"Ok."
"Pardon ?'
"Excusez moi mon capitaine. A vos ordres mon capitaine."
"Allez."
Claquement de talons, Dubois fait volte-face.
"Pauv' con."
Il a chaud, il a faim, et cette mission de reconnaissance sent le purin. Ils vont se retrouver à six au milieu de ces salopards de ritals. Avec cinq arabes, en plus.
"Dubois !"
"Oui mon capitaine ?"
"Prenez Taroux avec vous."
"A vos ordres, mon capitaine."
Taroux, c'est un Français, c'est déjà ça. Dubois lui tend la main avec une moue vaguement amicale.
"Alger."
"Sétif."
Le sourire du sergent s'élargit un peu, ce n'est pas un de ces péteux de la métropole. Taroux raconte, alors qu'ils rejoignent la section.
"Ma section a été décimée, une embuscade. Au Nord."
Dubois hausse les épaules.
"Vont pas v'nir par le Sud, hein ?"
Taroux rougit, ne répond pas.
"Nabil, Kader, Abdel, Simon, Hassan, debout tas de feignants, mission de reconnaissance !"
Concert de grognements, bouquet de regards noirs.
"Mon sergent, j'aimerais que vous m'appeliez par mon grade ou par mon patronyme."
"Simon, je t'emmerde. Dans une minute près de l'olivier éventré. Exécution."
Il s'éloigne, Taroux sur ses talons, marmonne.
"Manquerait plus qu'un arabe me fasse la leçon."
Taroux ouvre la bouche, hésite, la referme.
"Vous vouliez dire quelque chose, Taroux ?"
"Euh... oui. Il a l'air bien roux, pour un arabe. Et puis, Simon... vous êtes sur que... enfin..."
"Que quoi, Taroux ? Bordel, allez-y carrément, vous m'emmerdez à tourner en rond !"
"Euh, oui mon sergent. Vous êtes sûr que ça n'est pas un Kabyle ?"
"On s'en fout, Taroux. Kabyles, arabes, tous les mêmes sauvages !"
Dubois hausse les épaules. "Intellectuel !" pense-t-il, méprisant. Seul avec cinq ratons et une chiffe molle au milieu des lignes ennemies, ça allait être drôle, tiens !
Deux heures qu'ils sont planqués dans ce trou. Hassan a tenté d'en sortir, il y a vingt minutes : grâce à lui, ils peuvent se tenir à quatre pattes sans craindre le feu de la mitrailleuse.
"Merde, ces salauds vont finir par venir nous chercher, faut qu'on fasse quelque chose !"
"Ta gueule Nabil. Si tu veux pas finir comme ton pote, tu la boucles, pigé ? On attend."
"Ca fait deux plombes qu'on attend."
"On attendra deux plombes de plus s'il le faut. C'qui est étonnant, c'est qu'ils n'aient toujours pas bougé."
"Ils doivent être juste assez pour tenir la mitrailleuse, ils ne veulent pas prendre de risques" suggère le caporal.
"Simon, j'te sonnerai quand on aura besoin de toi !"
"Pan."
"Putain Nabil, qu'est ce qui te prend ?"
"Il m'emmerdait, ce salaud !"
Taroux bafouille :
"Mais, enfin..."
"Toi, ta gueule. Tu fais l'doux, mais au fond t'es un connard. Comme les autres."
Taroux, livide, se tait. Le cadavre du sergent est hissé sur celui d'Hassan : ils peuvent se tenir accroupi.
"Bon, on fait quoi ?" Kader a pris une balle dans le gras du flanc, il saigne, il a mal : il aimerait bien qu'ils bougent.
Nabil ne répond pas, il a l'air emmerdé, ses guiboles tremblent.
"On fait quoi caporal ?"
"J'en sais rien."
Une heure plus tard, ils sont pris.
Poings liés dans son dos, corps recroquevillé comme pour se protéger, tremblant, yeux fermés convulsivement, Abdel récitait :
"O mort, vieux capitaine..."
Et les fusils fleurirent. 8/27/2007 Pollop's endCa y est, Pollop est fini. Depuis plusieurs jours d'ailleurs. 5 mois exactement après son premier mot, il reçut son dernier.
Et vous, pendant ce temps là, la langue pendante, vous attendiez. Alors pour la peine, j'vous en offre un dernier passage...
Rappelez-vous l'objet que je vis, lecteurs,
Ce beau matin d'été si doux : Au détour d'un sentier une charogne en fleur Sur un lit semé de cailloux, Les jambes en l'air, comme une femme lubrique,
Brûlante et suant les poisons, Ouvrant d'une façon nonchalante et cynique Son ventre plein d'exhalaisons. Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,
A cette horrible infection, Si, pétri d’ambition, vaniteux de nature Vous cédez à ces passions ! Oui ! tel vous serez, ô lecteur plein d’audace,
Après les derniers sacrements, Quand vous irez, sous l'herbe et les floraisons grasses. Moisir parmi les ossements. Alors, ô mon lecteur ! dites à la vermine
Que la raison de votre peine N’était qu’une folie. Souviens toi d’Agrippine,
Coquin ! Et prends-en de la graine. 8/26/2007 La ballade du vieil hommeThe raven and the crow, croaking around the tree
Are singing "Farewell" to a man, as you see
Who's nevermore to be.
His cold lips are blackened and his eye is reddished
The left one is no more for it has been ravished
They're nevermore to see.
The dead man was so old ! And he was disabled
As he was wandering he stumbled and trembled,
For he was to fragile.
This old man met his doom on a dark rainy night
Dressed in black the Death came, and gave him its sweet bite
She, who's forever vile. 8/19/2007 GenèseMmh, je viens de retomber sur l'archive de la conversation qui a fait germer en mon génial intellect l'idée de Pollop, et dans mon incroyable bonté, j'ai décidé de vous la transmettre (oh, oui, ça va être palpitant ! - merci). Cependant, les noms des interlocuteurs ont été effacés, pour éviter qu'ils me traînent en justice (je ne pourrais jamais finir ce bouquin si on me fout en tôle !). Voici donc :
X : I'm a rabbit and I don't believe you.
Y : well you should believe me because i'm a little monkey and i'm much wiser than rabbits!
X : Yes but I'm a monkey-eating rabbit
Y : ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh kelle horreur!! shame on you shame on you!!!
X : I don't care, I'm an egoisitic rabbit. I'm a machiavelistic rabbit.
Y : i don't like you.you're mean
X : Yes I am. Rabbits are mean. No. They are evil.
Y : bouh
[...] Ndlr : j'ai fait abstraction des passages inintéressants, pour que le lecteur puisse continuer sans retard sa passionante lecture.
X : Rhoooooooooooo mais ça me donne des idées ça
Y : kwa?
X : Les péripéties d'un machiavélique laporidé. Ou cunicule...
Et voici comment, chers amis, sont nées les Tribulations d'un machiavélique connil. Passionant, n'est ce pas ?
Bon, sinon, j'ai écrit le chapitre 17 aujourd'hui. On progresse. 8/18/2007 PollopRassurez vous, mes ouailles, Les tribulations d'un Machiavélique connil ont repris leur route. j'en suis désormais au trois quart, puisque j'ai hier achevé leur 15ème chapitre. De plus j'ai remanié les 13 premiers chapitres, et plus encore l'introduction. La préface, quand à elle, à été entièrement réécrite.
Bref, tout va bien, et qui sait, peut-être mettrais-je le point final à ce palpitant récit avant la fin des vacances scolaires... Allelujah !
Et sinon, la famille, les amis, les enfants, ça va ? 8/14/2007 Un siècle boulversifiant (à chantonner en Do bourru, ou en Si bourré)Guerre civile au Luxembourg,
Et Jean-Marie chante l’amour,
Ce nouveau siècle est surprenant !
Insurrection rouge à Berne,
A chaque rue, nouveau Western,
Le nouveau siècle est excitant !
On vend un rouble à dix dollars,
Et les avions n’sont plus en r’tard,
Oh oui vraiment, c’est épatant !
Les Japonais sont dans la rue,
L’Ayatollah pose tout nu,
Holà, mon Dieu, c’est surprenant !
Madagascar est Australien,
La Somalie mange à sa faim,
Pour sûr mon vieux, ça c’est dément !
Et Microsoft ? Etatisé !
Et la voiture ? C’est dépassé !
Ça pour un coup, c’est étonnant !
Deux mille trente-trois, on n’y est pas
Quand on y s’ra, le pied qu’ça s’ra !
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Vous écoutez :
Le chant des partisans, chanté par Jean Ferrat
A las barricadas, par Les amis d'ta femme
Bella Ciao, par Zebda
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